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20 novembre 2007
Les deux skippers sont arrivés à Bahia en grande forme malgré le stress des dernières heures où ils ont vu Safran revenir à toute allure dans leur tableau arrière... Michel Desjoyeaux, sur la difficulté de la course " Il m’est arrivé de finir une transat bien plus fatigué que Ça. Les monocoques sont moins stressants que les multicoques. Nous avons fait le parcours quasiment tout le temps au portant. Sur 17 jours, nous avons navigué au moins 13 jours sous spinnaker ! Nous nous sommes relayés sur le pont toutes les heures et demie, ce qui permettait certes d’étudier la météo mais aussi de se reposer correctement. Si la course a été àpre, ce n’est donc pas pour ses conditions de navigation. Ce qui nous usé, c’est la concentration permanente qu’il a fallu déployer, c’est le rendement qu’elle nous a imposé face aux adversaires. "" Emmanuel Le Borgne ... les moments clés " Il y a eu deux courses dans la course : avant et après les Canaries. Il y a eu un nouveau départ au niveau de cet archipel et beaucoup plus d’options se sont dessinées dans cette seconde moitié de parcours. Ce qui nous a permis de revenir au contact, c’est notre stratégie à l’approche du Pot au Noir : nous nous sommes décalés plus à l’ouest que nos concurrents. Et puis nous avons essayé de faire les choses simplement. Nous avons assumé nos choix stratégiques jusqu’au bout tout en essayant de faire marcher le bateau au maximum. Nous n’avons jamais considéré que les choses étaient acquises et avons été à fond dans ce que nous savions faire, à savoir du bateau à voile." Michel Desjoyeaux ... vainqueurs sans routage " C’est une belle victoire, sur la course proprement dite parce qu’elle a été disputée tout le temps ; Ça a été une grosse bagarre permanente avec les concurrents. Je voulais la faire sans routage (assistance météo extérieure), alors que celui-ci était autorisé. Je préférais ne pas la gagner plutôt que d’être routé. Et là, je réussi les deux ! C’est aussi une victoire pour l’ensemble de l’équipe, pour les sponsors qui m’ont fait confiance et enfin pour le bateau. Je n’étais pas vraiment inquiet au sujet de Foncia, mais là, à un an du Vendée Globe, c’est franchement bien. J’ai appris quelques petites choses sur le bateau et je sais que je vais devoir en modifier l’ergonomie cet hiver, pour le rendre plus maniable en solitaire ".
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