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26 octobre 2007
Michel Desjoyeaux et Emmanuel Le Borgne sont arrivés au Havre ce vendredi 26 octobre à midi, pile à l’heure pour écluser dans la foulée et rallier le bassin Paul Vatine. FONCIA a rejoint les dix-sept autres monocoques IMOCA pour une semaine d’animation et de contrôles de sécurité. Il ne seront finalement que dix-sept monocoques de 60 pieds à s’élancer du Havre samedi 3 novembre à 13h02 en direction de Salvador de Bahia (Brésil). En effet, Pindar le nouveau prototype de Brian Thompson et Will Oxley a démâté jeudi soir à quelques encablures du port normand… Et parmi cette flotte, sept voiliers IMOCA sont de nouveaux venus sur le circuit à l’image de FONCIA, un plan du cabinet architectural américain Farr sur lequel Michel Desjoyeaux et son équipe ont énormément travaillé dès la conception pour gagner du poids et du potentiel. Plan de pont très ergonomique avec seulement quatre winches dans le cockpit, casquette originale avec sa protection sur glissière et ses « hublots » de visualisation pour le barreur, intérieur hyper dépouillé voir monacal, le bateau aux couleurs du leader de la gestion et de la transaction immobilière en France a déjà fait forte impression lors de ses sorties d’entraînement au large de Port la Forêt. Un convoyage sans histoire « Nous avons tout chargé à bord de FONCIA pour ce convoyage
entre Concarneau et Le Havre et nous sommes partis mercredi soir dans une jolie
brise portante jusqu’à la pointe de Penmarc’h. Puis nous
avons embouqué la Manche contre le vent avec vingt à vingt-cinq
nœuds sous trinquette et grand voile haute. Juste un ralentissement au
large du Cotentin ce qui nous a même obligé à enclencher
le moteur pour être tout juste à l’heure à l’ouverture
de l’écluse ce vendredi midi ! Nous avons en tous cas pu apprécier
l’intérêt de notre « véranda » avec vue
sur mer qui protège vraiment bien le barreur et lorsqu’on manœuvre,
surtout par ce froid piquant… » indiquait Michel Desjoyeaux à
son arrivée au Havre. Un parcours en tranches La huitième édition de la Transat Jaques Vabre propose un parcours très varié météorologiquement parlant sur les 4 335 milles séparant Le Havre de Salvador de Bahia. Le meilleur temps pour les monocoques IMOCA est actuellement détenu par Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron lors de la dernière édition en 2005, avec 13 jours 9 heures 19 minutes et 2 secondes, soit 13,51 nœuds de moyenne… Si pour Emmanuel Le Borgne, cette course océanique est une première, Michel Desjoyeaux en connaît bien les pièges : il a déjà pris quatre fois le départ toujours en multicoque (avec Alain Gautier en 1999, avec Jean-Luc Nélias en 2001, avec Hervé Jan en 2003, avec Hugues Destremau en 2005). « La problématique ne sera pas la même puisque les monocoques IMOCA sont tout de même un peu moins rapides que les trimarans ORMA. En fait, le parcours peut se scinder en quatre zones avec d’abord la sortie de la Manche c’est-à-dire un parcours côtier, et le golfe de Gascogne avec en général un régime perturbé d’Ouest et une mer formée. A partir du Portugal et ce jusqu’aux îles du Cap Vert, c’est normalement un régime d’alizés, de vents portants de secteur Nord-Est qui permettent d’allonger la foulée tandis que les conditions climatiques ne font que s’améliorer. Il faut ensuite traverser le Pot au Noir, cette zone de brises erratiques : la Mini Transat qui vient de le franchir semble confirmer qu’il est positionné à sa place habituelle et qu’il n’est pas trop développé. Enfin, le final s’effectue dans un régime d’alizés généré par l’anticyclone de Sainte Hélène : du vent de Sud-Est au près, pour tourner progressivement à l’Est-Nord Est sous spinnaker à l’approche du Brésil. Côté stratégie météo, c’est donc la première partie de la course qui s’annonce la plus délicate à négocier. » Considérant cette transat comme un prologue du Vendée Globe 2008, objectif prioritaire du skipper et de FONCIA, le tandem a décidé de ne pas faire appel à un routeur à terre bien que cette aide extérieure soit autorisée sur la Transat Jacques Vabre. Michel Desjoyeaux et Emmanuel Le Borgne assureront donc seuls à bord la récupération des fichiers météo et leur exploitation afin d’établir leur plan de route pendant les deux semaines de course.
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